Comme il nous reste encore une semaine avant le déconfinement, Le Juste Choix a sélectionné pour vous les 10 meilleures séries originales de Netflix, pour passer le temps en toute sérénité.

Science-fiction, sombres thrillers ou humour corrosif : la plateforme propose depuis quelques années un large panel de styles et de concepts narratifs. De quoi trouver votre bonheur dans notre liste éclectique, et « binge-watcher » jusqu’au 11 mai !

1. Black Mirror

Évoquant aussi bien nos écrans de smartphones brisés que les failles des mondes parfaits qu’ils nous font miroiter, le fameux générique de Black Mirror résume à lui seul son concept novateur. Lancée en 2011, puis reprise par Netflix cinq ans plus tard, la série britannique est devenue en cinq saisons une référence en matière de récits dystopiques. Son atout majeur est la crédibilité avec laquelle chaque épisode, indépendant des autres, détaille les évolutions possibles de machines ou phénomènes déjà existants (réseaux sociaux, surveillance, censure numérique…), ainsi que leurs implications éthiques. La Chine, qui teste déjà un terrifiant système de notations sociales, comparable à celui de l’épisode Chute Libre, nous rappelle que les mondes imaginés par Black Mirror ne sont malheureusement pas si éloignés de nous que ce que l’on pourrait penser…

 

2. Stranger Things

On ne présente plus le programme culte de la plateforme qui, l’an dernier, a battu des records d’audience absolus à la sortie de sa 3ème saison, avec plus de 40 millions de fidèles au rendez-vous ! L’oeuvre des frères Duffer rassemble tous les ingrédients du programme fantastique à succès : de jeunes héros charismatiques, des rebondissements haletants et une ambiance prenante, entre décors oniriques et plongée rétro dans l’Amérique des années 80. Multi-référencé, ce récit à base de monstres venus d’un autre monde et de scientifiques malintentionnés, contre lesquels luttent des gamins courageux, est un véritable délice pour tous les geeks de la pop culture. On pense notamment à Alien, les Goonies, et bien sûr à E.T., avec la mystérieuse Eleven, enfant paumée aux pouvoirs surnaturels et centre de toutes les attentions. Le cliffhanger du dernier épisode laisse présager d’une 4ème saison en Russie et en Europe de l’Est, en 1986, alimentant les théories les plus folles sur un possible lien avec Tchernobyl. Affaire à suivre…

 

3. Mindhunter

Autant acclamée par le public que par la critique, cette série américaine, produite et réalisée notamment par la légende du cinéma David Fincher, est sans conteste l’une des sensations du moment. Relatant la naissance du profilage criminel, fin des années 70 aux Etats-Unis, l’oeuvre met en particulier l’accent sur les entretiens menés par le FBI avec les plus célèbres meurtriers de l’époque (Ed Kemper, Monte Rissel…). Coutumier des histoires de serial killers, le réalisateur de Seven et Zodiac avait pour ambition avec Mindhunter de montrer la « réalité crue » de leur mode de pensée. Objectifs atteints selon John E. Douglas, dont le livre Dans la tête d’un profileur a largement inspiré la série. L’enquêteur, qui a servi de modèle au personnage de Holden Ford, affirme qu’elle est même « la seule fiction réaliste » sur l’univers des tueurs en série. Jouant en effet sur sa rigueur quasi documentaire, finalement plus glaçante que l’emploi du gore, Mindhunter ne devrait pas vous laisser de marbre…

 

4. Narcos

Autre programme sur la criminalité à dimension historique, Narcos nous plonge cette fois-ci au coeur des trafics de drogue sud-américains des années 80. Centrée lors de ses premières saisons sur la traque du narcotrafiquant Pablo Escobar, et le démantèlement des cartels colombiens par l’agence fédérale américaine DEA, la série devait ensuite s’exporter au Mexique. Plus conséquent que prévu, le projet s’est finalement transformé en un spin-off, baptisé Narcos: Mexico, et dont le second volet est sorti en début d’année. On y suit cette fois-ci l’histoire plus méconnue du « Parrain » Miguel Angel Felix Gallardo, alors patron du plus puissant trafic de cocaïne, marijuana et opium au monde, basé à Guadalajara. Toujours aussi attentive au contexte sociétal, la série nous instruit également sur de nombreux faits politiques et sociaux, qui viennent enrichir notre compréhension de cette période violente de l’histoire du Mexique. Aussi captivant qu’intéressant.

 

5. BoJack Horseman

Le cheval star de « Hollywoo », parodie du célèbre quartier de Los Angeles, a tiré sa révérence en début d’année, après 6 saisons de rires et de larmes. Malgré des avis mitigés à son lancement en 2014, le programme a su gagner les faveurs du public et de la presse en devenant peu à peu l’un des plus applaudis de la plateforme VOD. S’inscrivant dans la lignée des grandes séries animées pour adultes comme Les Simpson et South Park, BoJack a toutefois tiré son épingle du jeu avec une atmosphère singulière et poétique. Vedette de sitcom déchue, le canasson irascible et dépressif veut revivre la gloire, tout en se complaisant dans son malheur et en se dérobant à ses responsabilités. Critique acerbe de l’industrie audiovisuelle et du rêve américain, BoJack Horseman reste un must pour tous les amateurs de satires sur la société de consommation. À voir et à revoir !

 

6. Sex Education

Sex Education aura fait couler beaucoup d’encre, avant même sa sortie. Annoncée en grande pompe par une campagne publicitaire aussi drôle que suggestive, aperçue notamment dans le métro parisien, la série est devenue dès son lancement en 2019 l’un des plus gros phénomènes médiatiques de Netflix. Et pour cause, le feuilleton britannique mêle avec brio humour, drames et informations éducatives sur la sexualité, avec un franc-parler que peu de professeurs de biologie oseraient employer. Il raconte comment le jeune Otis, puceau mais expert en théorie du coït grâce à sa thérapeute et folle dingue de mère, va monter, poussé par la bad girl Maeve, sa propre activité de conseils en sexologie au sein de leur lycée. Ou comment aborder des sujets tabous et sensibiliser les ados sur leurs différences par le biais du rire et de la parole décomplexée. On valide !

 

7. Ozark

Les cartels de drogue sont décidément un sujet à la mode. Maintes fois comparée à la référence du genre, Breaking Bad, Ozark raconte, comme son illustre aîné, le parcours d’un père de bonne famille, impliqué jusqu’au cou dans un trafic de stupéfiants. Alors qu’il blanchit de l’argent pour un groupe mexicain et contracte une dette colossale auprès d’un baron de la drogue, Marty Byrde se voit contraint de faire déménager sa famille de Chicago à Lake Ozark, dans le Missouri. À la différence de Walter White, les proches de Marty sont au courant de ses agissements, donnant ainsi une profondeur nouvelle aux héros secondaires. Wendy Byrde, bien loin des clichés des personnages maternels, s’impliquera même, avec de plus en plus de zèle, dans les affaires de son mari. Doté d’un scénario palpitant, Ozark s’offre, qui plus est, une photographie angoissante, particulièrement aboutie. Une esthétique poussée à son paroxysme pour la clôture de la dernière saison, réalisée par l’expérimenté Alik Sakharov, également à l’oeuvre dans Game of Thrones, Les Soprano ou encore The Witcher.

 

8. La Casa de Papel

Vous n’avez sans doute pas pu passer à côté de La Casa de Papel, l’un des plus gros cartons de Netflix. Une fois n’est pas coutume, la série qui fait trépider le monde entier n’est pas américaine, mais espagnole. Elle n’a pourtant rien à envier aux super productions d’outre-Atlantique, tant elle nous offre de scènes d’action jubilatoires, dignes des plus gros blockbusters US. Relatant les péripéties du braquage le plus ingénieux jamais inventé, mené par l’énigmatique « El Profesor », La Casa de Papel s’inspire notamment de la saga des Ocean’s et des montées d’adrénaline des films de Tarantino. Le cinéaste est d’ailleurs ouvertement cité, en clin d’oeil, dans une des scènes les plus emblématiques de la série. Si vous débarquez d’une autre planète et n’avez toujours pas vu la Casa de Papel, on ne peut que vous conseiller de vous rattraper !

 

9. The Crown

Tirée du film The Queen, The Crown retrace le parcours de la reine Elisabeth II, depuis son mariage avec le Prince Philip en 1947. Aussi humaine qu’historique, la série nous fait prendre conscience de l’impact parfois négatif de la position d’Elisabeth sur sa vie de famille ; du mari dans l’ombre à la soeur Margaret, qui doit faire passer les intérêts de la couronne avant son propre bonheur. Son influence sur les décisions politiques du siècle passé est aussi mise en lumière et nous rappelle que la monarque n’est pas qu’une simple figure symbolique. Originalement structurée, la série, censée suivre le vieillissement des personnages, change régulièrement de casting. Après deux premières saisons avec Claire Foy et Matt Smith (Doctor Who), Elisabeth est désormais incarnée par Olivia Colman – déjà reine dans le film La Favorite, sorti en 2018 –, qui sera elle-même remplacée lors du 5ème volet par Imelda Staunton (Dolores Ombrage dans Harry Potter). Avec ses brillants acteurs et son traitement plus personnel de la monarchie britannique, The Crown s’impose comme l’une des productions les plus passionnantes de ces dernières années.

 

10. Umbrella Academy

Ceux qui avaient adoré le génial personnage de Nathan dans la série Misfits ont été ravi de retrouver son acteur, Robert Sheehan, sous les traits du tout aussi déjanté Klaus Hargreeves. Prometteuse série de super-héros, sortie l’an dernier, Umbrella Academy rappelle agréablement le synopsis des X-Men. Sept enfants aux pouvoirs hors du commun sont recueillis et élevés, fin des années 80, par le riche inventeur Sir Reginald Hargreeves, qui souhaite faire d’eux des sauveurs. Plusieurs années plus tard, alors qu’ils se sont perdus de vue, six d’entre eux doivent se réunir à nouveau pour l’enterrement de leur père adoptif. Ils se retrouveront alors confrontés à un danger imminent… Au-delà de son dynamisme survolté, Umbrella Academy constitue une intéressante réflexion sur la diversité des familles et la difficulté de trouver sa place dans une grande fratrie. Ellen Page, notamment, est resplendissante dans le rôle du « vilain petit canard ». Vivement la saison 2 !

Si vous avez déjà fait votre choix parmi ces 10 grandioses séries, il est désormais temps de vous
installer confortablement devant votre écran… « Netflix and chill », comme on dit !